Comment réussir son achat dans le neuf ?

Photo n° -

​Si l’ancien domine le marché en termes de vente, se tourner vers des biens fraîchement sortis de terre comporte de nombreux avan­tages. Profiter d’un logement (a priori) en excellent état, aux dernières normes environnementales et doté parfois de gadgets domotiques sont autant ­d’arguments qui séduisent les acheteurs. Le logement possède par ailleurs de nombreuses garanties (parfait achèvement, garantie décennale, assurance dommage ouvrage…) visant à livrer à l’acquéreur final une ­propriété dans laquelle il n’aura plus qu’à ouvrir ses cartons. Seul hic : le prix. Le neuf coûte en moyenne entre 15 % à 20 % plus cher que l’existant.CES AIDES À L’ACHAT S’ACCOMPAGNENT DE QUELQUES AVANTAGES SPÉCIFIQUES À L’IMMOBILIER NEUF, COMME LES FRAIS DE NOTAIRE, COMPRIS POUR CE SECTEUR ENTRE 2,5 % ET 3 %, CONTRE 8 % DANS L’ANCIEN.Les particuliers peuvent toutefois compter sur la ­pléthore d’aides de l’Etat pour faire baisserla facture, à commencer par le prêt à taux zéro (PTZ). Ce dispositif, destiné aux primo-accédants selon des conditions de ressources, permet aux acquéreurs des zones les plus tendues (A, Abis, B1) de bénéficier d’un prêt bancaire pouvant couvrir jusqu’à 40 % du montant d’un bien immobilier. Ce taux est divisé par deux dans les ­régions les moins tendues (B2, C). Le PTZ est attribué sur une durée de 20, 22 ou 25 ans et le remboursement de la somme empruntée peut être différé de 5, 10 ou 15 ans selon sa situation financière. En plus du PTZ, les particuliers peuvent chercher à acheter près des zones classées Anru (agence de rénovation urbaine) ou QPV (quartier prioritaire de la ville). Le taux de TVA, normalement à 19,6 %, passera alors à… 5,5 %.